L’Histoire de la Radio à Bruxelles

Chers (futurs) amoureux de Bruxelles,

Depuis la semaine dernière, je vous retrouve tous les mercredis de midi à 13 heures sur les ondes de BXFM (104.3), pour vous parler de ma ville préférée, en compagnie d’Eric Demarbaix de Pages d’Histoire, de Marc Hermant et de Charles Pirmez. Les sujets abordés lors des émissions seront repris sur le blog de Once Upon a Time in Brussels…

Aujourd’hui, nous avons parlé de l’Histoire de la Radio à Bruxelles et évoqué les bâtiments et espaces occupés par ce média dans la ville.

Tout commence le 18 juin 1930, lorsque l’Institut National belge de Radiodiffusion (INR pour les intimes !) est créé. À cette époque, le respect des bonnes mœurs est au centre des préoccupations ! Et il n’est pas encore question d’insérer un CD dans un lecteur (ni même de mettre un vinyle sur une platine, comme me l’a fait remarquer Charles lors de l’émission !) : ce sont des orchestres qui jouent de la musique en direct.

Maison_de_la_Radio

La Maison de la Radio aujourd’hui © onceinbrussels.be

Les premières installations de la radio sont éparpillées à Ixelles et le projet de construire une Maison de la Radio, répondant aux exigences techniques est rapidement évoqué. Cependant, ce type de bâtiment n’est pas encore monnaie courante et les contraintes ne sont pas clairement précisées. De ce fait, il va falloir organiser deux concours avant de dénicher un projet digne de ce nom. À la fin de l’année 1935, les travaux pour ériger le bâtiment, de style moderniste, imaginé par Joseph Diongre, débutent. Composé de six studios parfaitement isolés, il deviendra, lors de son inauguration en décembre 1938, le bâtiment pour la radiodiffusion le plus fonctionnel au monde !

Lors de la deuxième guerre mondiale, la Belgique est le seul pays envahi qui ne laisse pas sa radio aux mains des Allemands : les émetteurs sont sabordés ou démontés. L’occupant devra amener son propre matériel pour recommencer à émettre. Durant la guerre la Maison de la Radio est « occupée ». À Londres, l’ (RNB) est créé et s’organise pour diffuser des émissions clandestines.

Lors de la deuxième guerre mondiale, la Belgique est le seul pays envahi qui ne laisse pas sa radio aux mains des Allemands : les émetteurs sont sabordés ou démontés. L’occupant devra amener son propre matériel pour recommencer à émettre. Durant la guerre la Maison de la Radio est « occupée ». À Londres, l’Office de Radiodiffusion Nationale Belge (RNB) est créé et s’organise pour diffuser des émissions clandestines.

Au début des années ’50, on voit apparaître la télévision, qui rejoint la radio place Flagey. Quelques années plus tard, l’INR est scindé et réorganisé dans le but de garantir l’autonomie culturelle, l’indépendance vis-à-vis du Gouvernement et la liberté d’expression. Désormais, la RTB (future RTBF) se chargera du service public de la radiodiffusion et de la télévision de langue française, tandis que la BRT (future VRT) s’occupera des émissions de langue néerlandaise. On voit aussi apparaître les ondes FM, ce qui permet de diffuser plusieurs chaînes et donc de varier les programmes.

Avec l’arrivée de la télévision, le Maison de la Radio ou « le Paquebot » comme l’on surnomme le bâtiment, devient vite trop étroite. Un besoin d’espaces plus adaptés à la télévision se fait de plus en plus sentir. On prévoit donc de mettre en place une Cité de la Radio et de la Télévision, à l’emplacement de l’ancien Tir National, boulevard Reyers. Les constructions seront organisées en différentes phases qui s’étaleront entre 1964 et 1981, année d’inauguration de la fameuse Tour Reyers. Entre temps, le bâtiment de la place Flagey sera réinvesti par d’autres institutions culturelles, jusqu’en 1995, où il fermera définitivement ses portes, avant d’être désamianté, restauré et réaffecté… Mais il s’agit d’une autre histoire !

Un nouveau projet autour des infrastructures de la radio et de la télévision belge, boulevard Reyers, a été annoncé durant l’été 2015. Il s’agit de développer un pôle média sur le site, qui accueillera les écoles supérieures spécialisées dans l’audio-visuel, des nouvelles entreprises, une cinémathèque et un musées des médias. Le projet inclus aussi le développement d’un tout nouveau quartier, composé de logements, de commerces, de crèches, etc. La Cité des Médias ou « Mediapark » devrait être terminée en 2030. D’ici là, vous pouvez suivre le projet sur www.mediapark.brussels.

La semaine prochaine, nous resterons dans le quartier et nous vous parlerons de l’histoire du viaduc Reyers qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Rendez-vous mercredi prochain à midi sur BXFM (104.3).

À bientôt pour (re)découvrir Bruxelles !

Virginie

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