La Brasserie Cantillon, une affaire de famille !

Chers amoureux de Bruxelles,

Comment allez-vous en cette période de fêtes de fin d’année ? Noël a un peu chamboulé mon organisation… On s’était donné rendez-vous le jeudi pour un nouvel article et que vois-je ?!? Nous sommes déjà vendredi ! Bravo, ça re-commence bien ! J’espère que vous ne m’en voudrez pas ?!

Brasserie Cantillon Dégustation du LambicTrèves de tergiversations, cette semaine je voudrais partager avec vous ma visite du Musée bruxellois de la Gueuze, autrement dit la Brasserie Cantillon. Samedi dernier, j’ai  découvert un endroit où le temps s’est arrêté aux alentours de 1900. A l’époque, Paul Cantillon réunit le matériel nécessaire et fonde une brasserie qu’il installe à Anderlecht, commune encore rurale. En brassant du Lambic, bière typiquement bruxelloise, il fait partie de la centaine de brasseurs en activité dans la capitale. Depuis le monde brassicole a bien changé ! La fermentation naturelle, autrement dit la création de la bière à l’aide de levures sauvages provenant de l’air ambiant, a quasi totalement disparu au profit de fermentations engendrées et contrôlées par les brasseurs. Du coup, nous avons pris l’habitude de boire des bières dont les goûts sont bien définis, rigoureusement identiques d’un brassin à l’autre, et s’apparentant un peu plus aux sodas tellement à la mode, c’est-à-dire moins amer et moins acide, ce qui fait passer le Lambic pour de la pisse de chat auprès des plus profanes.

Si dans les années ’50, les brasseurs se comptaient encore par dizaine dans la capitale belge, aujourd’hui, la brasserie Cantillon – datant de 1900 et la brasserie de la Senne – fondée en 2002  (on en parlera une prochaine fois, promis !) sont les dernières brasseries en activité à Bruxelles. Pour faire court, nous, les Bruxellois, avons quasi perdu tout notre patrimoine biéreux brassicole : scandale ! D’où l’importance de connaître NOS brasseries et NOS bières (un peu de chauvinisme, parfois, ça ne fait pas de mal !).

Brasserie Cantillon Le Temps

Du côté de chez Cantillon, la brasserie est passée de Paul, à Marcel et Robert, ses fils, puis à Jean-Pierre Van Roy, époux de Claude Cantillon, la fille de Marcel et pour finir à leurs enfant, Jean et Julie (en tant qu’historienne, j’ai toujours eu un penchant pour la généalogie, vous m’excuserez donc de vous détailler la famille Cantillon, j’aime bien savoir à qui j’ai affaire !). Samedi dernier, notre guide avait disparu, nous avons donc entamé la visite avec Monsieur Van Roy père himself qui nous a expliqué la composition du lambic, ainsi que tout le procédé de fermentation…  Il faut savoir que c’est lui qui a décidé d’ouvrir les portes de la brasserie aux curieux à la fin des années ’70, en créant le Musée de la Gueuze, ce qui a permis de sauver la brasserie !

Brasserie Cantillon GueuzeAujourd’hui, Cantillon brasse, assemble, surveille, embouteille plus de 10 bières de façon totalement traditionnelle et artisanale, donc la fameuse Gueuze. D’ailleurs, la Gueuze, c’est quoi ? La Gueuze est un assemblage de Lambics de 1, 2 et 3 ans d’âge, conservé en fûts de chêne avant de subir une seconde fermentation en bouteille… Mais pour plus de détails, je vous propose d’aller découvrir la brasserie par vous-même, cela vaut le déplacement !

Infos pratiques :
La brasserie se trouve rue Gheude, au numéro 56, à quelques minutes de la gare du Midi, donc pas loin de chez ONCE !
Pour une visite individuelle présentez-vous simplement lors des heures d’ouverture de la brasserie Il vous en coûtera 6€ par personnes, petite dégustation comprise. Les visites guidées, pour les groupes, se réservent à l’avance.
Les bières produites à la brasserie se dégustent à l’estaminet ou se ramènent à la maison, selon les productions et les stocks.

A bientôt pour découvrir Bruxelles,

Virginie

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